Histoire de la Conserverie : 4 générations

le groupe Furic

Vers 1980 : Les 4 fils de jules Furic
De gauche à droite : Gabriel, Alain, Yvon et Jean-François

Alain FURIC, petit-fils d’Alain et fils de Jules, entra dans l’entreprise en 1967. Ses trois frères : Gabriel, Yvon et Jean-François le rejoignirent entre 1970 et 1973.

Alain commence par développer un magasin de marée dans la nouvelle criée de Saint-Guénolé et prend rapidement en charge l’ensemble de l’entreprise de marée.

Gabriel travaille aux achats de marée et à la conserverie, puis au développement du magasin de Douarnenez.

Au Guilvinec, en 1973 un nouveau magasin est construit à côté de la criée. D’autres magasins seront créés à Concarneau, Lorient et en Ecosse. FURIC Marée devient dans les années 90 la première entreprise de mareyage en France. La Société FURIC Marée est reprise par quatre cadres de l’entreprise en 2002.

Pour augmenter les arrivages sur le port du Guilvinec, il crée aussi FURIC Armement à partir de 1990 qui a compté jusqu’à 17 bateaux. La Société sera cédée à SCAPECHE en 2001.

Yvon développe les piscicultures : en Bretagne : Corroarc’h, Plonéour, Moulin Mer Plomelin, Saint-Segal, La Forêt Fouesnant, Pont Aven… mais aussi en Normandie, en Italie pendant plusieurs années : jusqu’à être avec 16 piscicultures la troisième entreprise piscicole en France et en Europe. FURIC Piscicultures sera cédée à Intermarché en 2001.

Jean-François s’occupe de la conserverie à partir de 1973. Les approvisionnements en poissons congelés de qualité permettent de garantir 40 heures par semaine au personnel, mettant fin à l’époque où il fallait fréquemment appeler le personnel à la sirène lorsque le poisson arrivait. La conserverie se spécialise dans les gros boîtages pour collectivités en sardines, maquereaux et thon albacore et devient le leader sur le marché français de la Restauration Hors Domicile au début des années 80. Ce développement rapide est le fait d’une équipe où Madame LAURENT, assistante de Direction et commerciale de Jules et Jean-François, Mademoiselle TRIVIDIC puis Madame PEZENNEC, contremaîtresses, ont une grande part.

En 1982 le Groupe FURIC rachète l’usine voisine SOGECO, portant la surface totale de travail à 7000 m2 et permettant d’augmenter le tonnage de poisson transformé de 2000 à 3500 tonnes par an.

En 1985 Joelle FURIC, épouse de Jean-François, rejoint la conserverie et c’est le début d’une période d’innovation produit : terrines de poisson, ravioli de poisson au coulis de langoustines, soupes, foie de lotte...

L’ouragan d’octobre 1987 détruit la toiture et un mur de l’usine. Des réparations de fortune, et l’ancienne usine épargnée par la tempête, permettent de fabriquer provisoirement des conserves.

L’usine Bertrand (ancienne COOP) vient de fermer, et le 23 décembre 1987 Jean-François rachète l’usine et embauche 25 salariés de l’usine Bertrand.

La Société Bertrand fabriquant des petits boîtages et des légumes, la production de gros boîtages et de plats cuisinés nécessite l’adaptation de toute l’usine. Le schéma d’aménagement et les travaux furent menés efficacement par l’architecte Jean-François L’OLLIVIER.

Après un travail considérable des techniciens, en particulier Jacques SALAS et Rémi LE NOURS, mais aussi de tous les autres, le travail peut reprendre en novembre 1988, à l’ancienne usine COOP, sur un surface de 1,5 ha, avec plus de 100 salariés. Tout le personnel masculin, techniciens et ouvriers, ainsi que le personnel de l’entreprise BERRE-HAMEURY, se souvient du déménagement pendant le week-end ensoleillé de la Toussaint 88.

Vers 1995 : Les employé(e)s de l’usine de Jean-François Furic au Guilvinec à Poull Ar Palud

La surface des ateliers permet une croissance importante des produits transformés, notamment en thon albacore, mais aussi en produits nouveaux : plats cuisinés en gros boîtages : ravioli de poisson, lasagnes de thon, médaillons de thon en barquettes..., ainsi que des produits pour le frais et semi-frais : œufs de truites, soupe de poissons pasteurisée, plats élaborés frais.

A ces fabrications s’ajoute le développement très important du négoce de gros boîtages de thon au naturel (listao) en provenance d’Afrique : usine Saupiquet.

La dépendance à Saupiquet et le déséquilibre entre les deux sociétés amènent à la cession de l’activité de conserverie à Saupiquet en juin 1996, Jean-François FURIC restant Directeur Général de la Société.

Un an après c’est le début de la rupture, décidée par Saupiquet en octobre 1997.

Jean-François FURIC doit quitter l’entreprise. Joelle FURIC ainsi que deux cadres, Jacques SALAS et Anne-Laure DELPECH, choisissent également de quitter la conserverie (3).

(3) En 2000 Saupiquet déplace l’activité gros boîtage dans son usine de Quimper. Il cède le bail de l’usine à Monsieur TESSIER qui y développe une activité de décongélation-cuisson de crevettes et un atelier de conserverie jusqu’en 2005. Il cède en 2006 l’activité petits boîtages de conserves, ainsi que la marque « La