Histoire de la Conserverie : 4 générations

Vers 1955 : Conseil d’admistration de l’Abri du Martin, œuvre de Jacques de Thézac
Années 1955 : Vue générale de la rue Men Meur où se trouvait concentré la majorité des usines

Vers une diversification des activités

L’armement :

Dans un premier temps, après 1945 et jusqu’en 1950 Jules FURIC s’associe à Marcelin BIGER pour construire des bateaux au Faou : deux pinasses qui portèrent les prénoms de ses enfants : Alain-Yvon et Jean-François-Gabriel, puis un troisième navire du nom de son neveu le Petit Patrick.

Puis, dans les années 60, le port du Guilvinec se développant moins bien que d’autres ports comme Concarneau ou Lorient qui utilisent des bateaux de plus grande taille, Jules FURIC, avec d’autres quirataires : mareyeurs, conserveurs et commerçants du Guilvinec, crée l’armement Guilviniste dont il est Président. Deux navires neufs de 24 m sont disponibles à Frederikshavn ; deux patrons pêcheurs (dont Eugène Moisan) vont les visiter. Ils conviennent aux patrons avec quelques modifications. Et, le 1er novembre 1963, Jules et Gabrielle FURIC assistent à Frederikshavn au lancement de l’un des deux premiers bateaux de l’Armement, Le Tronoan et le Treminou. L’armement grandit, se scinde en deux armements qui finalement se rassemblent au sein de l’Armement Bigouden, géré de manière exemplaire par Monsieur LE GALL et ses successeurs.

La pisciculture :

Dans les années cinquante la Marée FURIC fournit du merlan bleu à un pisciculteur de Combrit. Jules Furic et sa femme Gabrielle s’intéressent alors à l’élevage de truite. Cette activité sera un axe important de développement du groupe.

Les années 1950-1960, celles de la diversification :

Dans les années cinquante l’atelier de marée et la conserverie sont toujours mitoyens sur 1500 m2 derrière la maison du 4, rue Men-Meur.

La création de la nouvelle criée en 1960 permet d’y déplacer le magasin de marée et d’agrandir l’usine de 1000 à 3000 m2.

Sardines, maquereaux, thon blanc sont la base des fabrications ; mais aussi d’octobre à janvier, la coquille Saint-Jacques de Saint-Brieuc, Granville ou Port en Bessin ; pendant l’été les artichauts de Saint-Pol de Léon, et les langoustines. On y fabrique également un plat cuisiné : les soupes de poissons. (On fabrique encore un peu de pâté de porc jusqu’au début des années 60).

C’est aussi au début des années soixante que Jules FURIC développe sur les dunes du Steir un camping qui deviendra le Camping de la Plage.