Histoire de la Conserverie : 4 générations

Discours sur les 50 ans de l’entreprise

En 1970, dans son allocution lors du cinquantenaire de l’entreprise, Jules FURIC trace un rapide historique des cinquante premières années :

L’emplacement de l’usine actuelle (4, rue Men Meur) a été acquis par mon père en 1919. Le 1er janvier 1920, la Maison FURIC paye sa première patente.

Cinquante années d’activité et de travail de tous, cela méritait bien un anniversaire.

De 1920 à 1970, voilà bien du chemin parcouru !

En 1920 la Maison FURIC ne connaît que la marée. Le travail est différent de celui d’aujourd’hui. Il faut suivre les bateaux dans le sud : de Guilvinec à Quiberon, Belle-Ile, Croix de Vie.

J’avais 11 ans à l’époque : pendant les vacances il fallait broyer la glace, faire les caisses.

En 1923, le domaine de l’activité s’élargit : la Maison FURIC se lance dans la conserve. Ce sont les premiers essais : le remplissage par la Maison PICHERY et les premières langoustines « LA POINTE DE PENMARC’H » : Anna Bargain, Jacques BOENNEC ont connu cette époque !

En 1923 la Maison FURIC manque de bras, mon père me retire de l’école... et au travail.

1929-1930 c’est la crise économique générale. Le développement de la Maison est ralenti, mais elle tient le coup.

1931-1933 Période de conquête. Il faut prendre les marchés de BREST, ST BRIEUC, MORLAIX.

Les concurrents sont sérieux (...). Mais l’équipe est bonne, Noël COLIN, Pierre Marie LE BERRE, Michel BARGAIN et moi-même nous souvenons des aller-retour GUILVINEC-LORIENT-SAINT-BRIEUC.

La Maison FURIC devient et restera grâce à tous la principale affaire de marée du Guilvinec et l’une des plus fortes de la région.

Puis c’est la guerre : rien à vendre, rien à fabriquer, sauf la soupe populaire. Une période à oublier.

De 1945 à 1960, la Maison assure ses bases. La marée et la conserve se développent ensemble et régulièrement. Chaque année marque un progrès sur la précédente.

En 1960, nouvel essor : à la marée et la conserve s’ajoutent la pisciculture et le camping. Il faudra encore 10 ans de travail avant que nous parvenions au cinquantenaire. Beaucoup de chemin parcouru, beaucoup de travail en commun. Cinquante ans, cela fait 2 générations.

Jules FURIC rend hommage à la mémoire de ses parents, travailleurs infatigables, à la mémoire de collaborateurs et amis, remercie les retraités, remet des médailles du travail et conclut :

Je remercie enfin tout le personnel en activité : l’équipe de Marcel CARIOU pour la marée, mon équipe personnelle pour la conserverie, l‘équipe de Monsieur PHILIPPE pour la pisciculture, l’équipe saisonnière de Daniel BOENNEC pour le Camping.

Vers 1953 : Jules Furic auprès de son épouse Gabrielle et de leur 4 enfants accompagnés de Marcel Cariou (responsable de la marée)Anna Bargain, Suzanne Le Meur et Elisa Furic.
Années 50 : Jules Furic et 3 de ses enfants, avec quelques employés de l’entreprise posent devant les bureaux à l’entrée de la rue de Men Meur
Anna Guichaoua et Mme Cariou née Marie Le Bleisen préparation des queues de langoustines vers 1950

Dans son allocution et ses remerciements, Jules FURIC a oublié sa femme Gabrielle ! Son rôle fut très important : elle le seconde dans toutes ses activités, en particulier à la conserverie (embauche et production), et l’accompagne dans ses fréquentes tournées de clientèle à travers toute le France.

Car, pendant cette période, le travail est intense, deux autres activités étant venues s’ajouter à la marée et à la conserve.